Reprise: la ville retrouve sa nature

Lorsque la grande roue de l’économie s’est grippée, les sirènes se sont éteintes une à une; les bruits de moteur se sont envolés en fumée; la ville a eu le souffle coupé. Le citadin a figé devant le silence immense, lancinant comme un acouphène.

Après deux mois de somnolence, le klaxon de la reprise a sonné. La ville engourdie s’est ébrouée. Elle a remis en branle ses engrenages, ses roues et ses rouages. La rumeur s’est amplifiée comme un ronflement de forge. Puis, un feu d’artifice de décibels a éclaboussé la serre du ciel pour célébrer le retour de la normalité.

 

 

texte © Michel Lopez       illustration © Francis Tremblay

collaboration © Monique Joly